18.11.2008

Lettre aux militants

Au lendemain du congrès de Reims, Bertrand Delanoë écrit aux militants

 

 

Paris, le 17 novembre 2008.

Cher-e camarade,

Le congrès de Reims n’a pas permis à notre Parti de s’unir autour d’une ligne politique majoritaire. Je le regrette profondément tout comme je regrette l’image que nous avons offerte aux Français. Pour notre part, membres de la motion A, nous souhaitions un rassemblement avec les motions D et C dont nous aurions voulu déduire une candidature. En dépit de nos efforts réels et sincères, cela n’a malheureusement pas pu aboutir.

Plus que jamais, nous considérons que les Français ont besoin d’un instrument capable de proposer des réponses opérationnelles à leurs souffrances sociales, à leur perte de confiance et de repères, et à ce qu’ils éprouvent face à une politique gouvernementale brutale et injuste.

Notre responsabilité est donc immense. Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l’identité même du Parti socialiste.

Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur.

J’entends, à l’avenir, défendre plus que jamais, les principes qui fondent mon engagement, au service d’une efficacité de gauche : un projet progressiste, écologiste, dédié à la justice sociale ; un idéal européen assumé, qui nous conduise à travailler, vraiment, avec nos amis sociaux démocrates afin de trouver ensemble un débouché de gauche à la crise actuelle ; une stratégie d’alliances claire, qui implique de s’ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l’ambiguïté d’alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche.

Dans les circonstances graves qu’affrontent notre parti et notre pays, il faut choisir.
De ce vote dépend manifestement l’avenir et la conception même du Parti socialiste.

En toute amitié, mais avec l’intensité liée à ce moment, je souhaite te convaincre de voter au nom d’une certaine idée du socialisme.

Bertrand Delanoë

13.11.2008

Lettre aux militants, jeudi 13 novembre

Mes cher-es camarades,

Nous avons un devoir historique : assumer à Reims des choix courageux pour les Françaises et les Français, et en particulier ceux qui ont le plus besoin de nous.

En effet, notre congrès se déroule dans le contexte d’une crise sans précédent, profonde, dont les conséquences sociales sont et seront extrêmement dures.

Notre responsabilité est donc immense. Nos concitoyens ont besoin de notre parti comme d’un instrument capable de s’opposer avec combativité et de représenter une alternative crédible. Capable aussi de leur offrir des repères constants dans une période où dominent le doute et la confusion idéologique.

C’est dire que les postures tactiques et les logiques individualistes ne peuvent pas répondre à de tels objectifs. Seul, un rassemblement qu’il revient à chacun de mettre en œuvre avec sincérité, donnerait à notre parti la force et la cohérence indispensables. Avec gravité, détermination, mais désintéressement, je suis donc résolu à contribuer à un tel processus, sur la base d’une ligne politique claire et responsable.

Pour nous, l’efficacité de gauche, c’est le socialisme démocratique, le choix de la croissance écologique au service de l’emploi, et une vraie ambition européenne. Oui, nous avons besoin d’un projet de gauche pour l’Europe et nous ne pourrons le réaliser qu’avec toutes les forces progressistes, dont nos amis sociaux-démocrates. Refuser cette dynamique, ce serait renoncer à trouver un débouché politique à la crise sociale, économique et financière mondiale.

Nous n’atteindrons ces buts que si nous clarifions d’abord notre conception même du Parti socialiste. La crise identitaire du PS appelle des réponses nettes, là où nos dernières campagnes nationales ont surtout révélé des fluctuations qui n’ont pas échappé aux Français.

Nous voulons un parti de militants, où chacun ait sa place, où la liberté de parole ne porte jamais atteinte à son unité, où partout, l’exigence éthique s’applique à notre démocratie interne, où soit réaffirmé le principe de cotisations progressives.

Nous voulons ouvrir notre parti à toutes les forces vives, syndicales, associatives, internationales, pour qu’il redevienne un lieu privilégié d’échange et de débat.

Et sur la question majeure des alliances, nous n’avons pas le droit d’être ambigus : on ne peut porter un projet de gauche qu’avec les formations politiques qui se reconnaissent durablement dans les valeurs de la gauche. Cela s’est vérifié hier. Et s’avère plus que jamais valable, pour aujourd’hui et pour demain.

Notre responsabilité collective et individuelle est engagée, dédiée aux attentes et même aux souffrances des Français.

A Reims, les socialistes n’ont pas rendez-vous seulement avec eux-mêmes : l’enjeu est plus large puisqu’il s’agit de donner à la France la force de croire au changement pour le mettre en œuvre le moment venu. Soyons conscients de ce défi. Soyons-en dignes.

Fidèlement à vous,
Bertrand DELANOË

11.11.2008

Merci

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Bertrand Delanoë remercie les militants socialistes qui l'ont soutenu pendant la campagne interne et appelle au rassemblement.

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/Merci

07.11.2008

COMMUNIQUÉ DE BERTRAND DELANOË

Ce soir, le parti socialiste a vécu un moment fort de démocratie.

Je veux saluer tous les militants qui se sont exprimés, quelle que soit la motion qu’ils ont choisie et tout particulièrement ceux qui ont soutenu la motion A.

Au nom des convictions que nous partageons, je crois plus que jamais indispensable de servir l’ambition d’un grand Parti socialiste, authentiquement de gauche, doté d’un projet crédible pour construire enfin une alternative politique gagnante dans notre pays.

Cela implique l’affirmation de principes et de convictions solides et constants : l’efficacité de gauche au service de la justice sociale, l’exigence écologique et l’engagement européen. Pour y parvenir, nous devons faire du PS un vrai parti de militants, fidèle à son histoire, ouvert sur la société et suffisamment fort pour s’imposer comme le pôle central d’un rassemblement de toutes les forces progressistes de notre pays. Cela exclut toute perspective d’alliance avec un parti qui ne s’assumerait pas clairement de gauche.

Notre responsabilité collective est considérable : face à la politique brutale et inconséquente de la droite, notre pays a besoin d’un PS déterminé à proposer un autre chemin aux Français. En effet, le congrès de Reims doit permettre de rétablir la ligne entre les socialistes et nos concitoyens et marquer la fin de la spirale de nos défaites nationales.

05.11.2008

Nous sommes à quelques heures du vote des militants

C’est un grand moment de démocratie dont tous les socialistes doivent se saisir pour que leur choix soit respecté.

 C’est à ce congrès que nous devons réunir les conditions pour être efficaces dans l’opposition à Nicolas Sarkozy et à la droite, et pour travailler à l’alternative indispensable en 2012.

Les socialistes mesurent la gravité de la crise qui avait commencé en France avant la crise financière, et dont le premier responsable est au pouvoir depuis 2002. Ils veulent que leur parti soit de nouveau en ordre de marche et, pour la première fois depuis le congrès d’Epinay, en 1971, ils doivent arrêter un choix qui porte à la fois sur une orientation politique, une stratégie d’alliances, une équipe et un premier secrétaire.

Leur responsabilité est donc importante parce que c’est dès le 6 Novembre que leur choix déterminera toute la suite.

I) Avec Bertrand Delanoë et tous les signataires de notre motion, nous avons fait le choix de la clarté, de la cohérence et de la crédibilité pour redonner de la force au Parti socialiste et un espoir à la France.

La crise qui se propage à toute l’économie et au social montre, à l’évidence, les dégâts que cause le capitalisme financier et sa recherche du profit immédiat au détriment des besoins humains, sociaux et environnementaux. Elle valide le fondement du socialisme réformiste et de l’engagement européen dont nous sommes porteurs : l’économie de marché, livrée à elle même, sans régulations fortes, crée des richesses mais ne les redistribue pas, ne produit pas de justice sociale et aggrave la crise environnementale. Plus que jamais nous avons besoin de la puissance publique pour assurer la régulation de l’économie, la redistribution des richesses, la cohésion sociale et le développement durable. Et nous en avons besoin non seulement à l’échelle nationale, mais de plus en plus à l’échelle européenne et internationale.

C’est l’orientation que porte la motion A dont le premier signataire est Bertrand Delanoë : le réformisme assumé, l’efficacité de gauche au service du progrès social, un socialisme européen et écologiste qui promeut un nouveau modèle de développement qui concilie croissance, innovation, recherche avec justice sociale et développement durable.

Plus que jamais, dans la situation très dure que connaît notre pays, aggravée par la politique du pouvoir, qui a asséché les moyens de l’Etat et s’attaque aux droits sociaux et aux services publics (avec la baisse des moyens de l’Education nationale, des hôpitaux, la privatisation de la Poste), les Français ont besoin d’un parti socialiste fort, cohérent et responsable. D’une opposition efficace et utile qui les défende fermement dès aujourd’hui et bâtisse un projet ambitieux et crédible pour 2012.

Un Parti socialiste qui tienne un discours de responsabilité et d’exigence face au pouvoir, ce qui ne signifie pas tomber dans la démagogie ou la surenchère avec l‘extrême gauche, au risque d’être, demain, incapables de présenter un projet attractif et réalisable. Un discours de vérité et d’espoir pour parler aux Français et agir dans l’opposition jusqu’en 2012 comme nous le ferons après si nous revenons au pouvoir.

Quelques propositions :
• Renflouer les caisses que le pouvoir a vidées : suppression du paquet fiscal et de la plupart des niches fiscales, taxation des stock-options, présence de l’Etat dans les banques renflouées, présentation d’un autre budget 2009, soutien aux collectivités locales pour leur permettre d’agir contre les inégalités et pour investir.

• Priorité absolue à l’investissement dans la recherche, l’innovation, la formation et le soutien aux PME parce que c’est le seul moyen de créer les emplois, de relancer la croissance.

• Agir conjointement pour le pouvoir d’achat et pour l’investissement qui sont les deux moteurs de la croissance. Nous voulons conditionner les exonérations de charges des entreprises à la conclusion d’accords salariaux, alors que le pouvoir méprise les partenaires sociaux, la revalorisation du SMIC.

• Bâtir un Etat social prévoyant, anticipateur, qui oriente les politiques publiques vers l’éducation, la formation tout au long de la vie, le logement, la santé, la culture, la prise en charge du vieillissement.

• Construire un nouveau mode de développement résolument écologique. Nous devons désormais être pleinement socialistes ET écologistes.

• Relancer et réorienter l’Europe : la gauche européenne doit porter, dès les élections de juin 2009, l’exigence d’un véritable gouvernement économique qui impose des règles financières, la suppression des paradis fiscaux, mais aussi un plan de relance concerté, à travers un emprunt européen de 100 milliards d’Euros ciblé sur les secteurs stratégiques, et une Europe sociale avec un protocole garantissant le maintien des droits sociaux les plus élevés et une directive de protection des services publics en Europe.

II) Nous voulons le rassemblement des socialistes dans la clarté et dans le respect des militants.

Notre motion rassemble dores et déjà des militants aux parcours très divers au sein du parti socialiste, mais qui partagent aujourd’hui un objectif fondamental : remettre le Parti socialiste en ordre de marche, sur une orientation cohérente, lui redonner fierté et crédibilité, préparer les conditions d’une victoire de la gauche en 2012.

Nous sommes la seule motion dont les signataires ne jouent pas et n’ont pas joué avec le respect des militants et des décisions prises.

Pour que les militants puissent choisir en toute connaissance de cause, nous avons mis toutes les cartes sur la table : une orientation ; une stratégie d’alliances ancrée à gauche qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur le MODEM ; un parti de militants,profondément renouvelé dans son fonctionnement, effectivement paritaire dans ses instances ; un programme de travail concret et complet qui sera mis en œuvre tout de suite et qui revalorise le rôle des militants, qui nous ouvre sur la société ; ET un candidat au poste de Premier secrétaire pour animer le travail collectif des trois années à venir.

Par respect pour les militants et pour la vérité, le premier signataire de notre motion, Bertrand Delanoë, est candidat pour être le premier des militants, s’ils le décident le 6 Novembre.

Et c’est bien par leur vote dès le 6 novembre que les militants peuvent en décider, car au parti socialiste, on désigne un premier secrétaire en lien avec une orientation dont il est porteur.

Nous souhaitons que Bertrand Delanoë soit le prochain premier secrétaire parce que nous lui faisons confiance pour diriger le parti socialiste, rassembler tous les socialistes au lendemain du congrès et les faire travailler ensemble.

Nous souhaitons qu’il soit le prochain premier secrétaire parce qu’il est préparé à  diriger le parti socialiste, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose d’ores et déjà de la crédibilité nécessaire auprès des Français pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait rassembler la gauche, qui aime le travail collectif et le débat, et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.

Nous portons la culture d’un Parti qui doit être ferme dans l’opposition et riche d’un projet crédible et opérationnel pour gouverner la France. Nous refusons la démagogie. Nous choisissons le respect de la démocratie interne. Nous n’avons pas honte de notre histoire. Elle est imparfaite mais elle est belle. Le PS compte de nombreux talents, des femmes et des hommes d’Etat et pour mériter d’écrire la suite, ils ne doivent pas commencer par s’excuser d’être socialistes. La modernité c’est aussi la fidélité.

Conclusion

Le 6 Novembre, seul le vote massif des militants pour la motion A permettra de structurer le rassemblement indispensable des socialistes autour d’une orientation cohérente et assurera qu’aucune combinaison d’appareil ne détourne l’expression souveraine des adhérents.

Nous mettons notre énergie au service du renouvellement des idées et des méthodes pour que les Français se remettent à croire en la force de la gauche, pour la victoire en 2012.

04.11.2008

6 bonnes raisons d'aller voter pour la motion A dont Bertrand Delanoë est le premier signataire le 6 novembre

1 – La motion A est celle de la cohérence et de la clarté sur tous les grands choix à opérer dans ce congrès : l’orientation : le réformisme assumé, européen et écologiste, au service du progrès social et d’un nouveau modèle de développement durable ; la stratégie : celle du rassemblement à gauche, sans ambiguïté ; la conception du parti : un parti de militants ; l’animateur : avec la candidature clairement annoncée devant les militants de Bertrand Delanoë comme premier secrétaire du Parti socialiste.

2 – La motion A propose un programme de travail concret et complet pour remettre le parti en marche dès le lendemain du congrès et réussir les trois années 2008-2011, décisives pour préparer la victoire de la gauche en 2012, avec des conventions thématiques sur tous les grands sujets de notre futur projet, qui seront conclues par le vote des militants.

3 - La motion A est celle du respect du vote des militants et la seule qui le garantit car ses signataires ne jouent pas – et n’ont pas joué - avec les règles démocratiques du Parti socialiste.

4 - Seul un vote départageant clairement les motions garantira que ce congrès sera celui du choix des militants et du respect de leur souveraineté et non pas celui des arrangements concoctés la nuit par quelques personnes à Reims, dans une commission. Seule une mobilisation importante pour la motion A dès le vote du 6 novembre donnera à nos orientations et à nos propositions de travail une légitimité incontestable. C’est bien une orientation qu’il s’agit de choisir, pas une combinaison.


5 - Plus forte sera la majorité issue du vote, plus simple et plus cohérent sera le rassemblement de tous les socialistes pour mettre en œuvre l’orientation choisie par les militants. La motion A est la seule qui peut structurer l’indispensable rassemblement des socialistes dès le lendemain du congrès.

6 – Seule la motion A, parmi les motions à vocation majoritaire, respecte vraiment et concrètement les militants, en leur indiquant dès aujourd'hui qui est le chef d'équipe qu'elle propose pour animer notre parti. Dans une démarche de transparence et de clarté, notre premier signataire, Bertrand Delanoë, a fait acte de candidature pour être le premier des militants, si ceux-ci le décident. Nous souhaitons qu’il soit le prochain Premier secrétaire du Parti socialiste parce qu’il est préparé à le diriger, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose de la crédibilité nécessaire pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait faire vivre le pluralisme, rassembler la gauche et la faire gagner, qui aime le travail collectif et le débat et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.

03.11.2008

"Notre choix : Celui de la clarté" (tribune)


Une trentaine d'élus des territoires, dont Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, s’engage avec Bertrand Delanoë pour redonner espoir et confiance aux Français.

 

Notre monde traverse une crise profonde. Ne nous voilons pas la face, cette crise va affecter le quotidien des Français, déjà durement atteints par le démantèlement de notre pacte républicain et territorial du fait de la politique gouvernementale.

« Où est le Parti socialiste ? », peut-on entendre de toutes parts. Il est vrai que le message du Parti Socialiste reste encore trop souvent inaudible dans les débats nationaux, et ce, en dépit de la confiance que les électeurs lui ont massivement accordée dans de nombreuses villes, régions et départements.

Elus socialistes, nous ne nous résignons pas à la fatalité d’une gauche qui innove et fait ses preuves sur le terrain, mais qui ne semble pas en mesure de proposer un projet crédible au pays. Il est temps de mettre fin à ce décalage. C’est tout l’enjeu du Congrès de Reims, qui se tiendra en novembre prochain. Et c’est la raison pour laquelle nous avons choisi de soutenir la motion présentée par Bertrand Delanoë.

Dans nos collectivités, dans l’hexagone comme en Outre-mer, nous luttons au quotidien contre l’aggravation des inégalités sociales causées par les « réformes » de la droite. Nous faisons face aux ravages provoqués par une politique qui affaiblit les collectivités locales, remet en cause les services publics et stigmatise certaines catégories de la population. Nous mesurons chaque jour, sur le terrain, l’ampleur de cette politique et son impact sur la vie de nos concitoyens. Et c’est sur la base de cet engagement que nous ressentons le véritable besoin d’une force de gauche audible et crédible.

Les orientations portées par la motion de Bertrand Delanoë apportent des réponses aux défis économiques, sociaux et environnementaux que nous devons relever. Il nous faut en effet bâtir un nouveau modèle de développement durable qui  concilie croissance économique et justice sociale. Il importe de mettre en œuvre une nouvelle conception de la croissance, une politique industrielle au bénéfice de produits et technologies propres, une fiscalité écologique, et de donner la priorité à l’innovation, la recherche et la connaissance pour préparer l’avenir de la France et de l’Europe.

Dans cet esprit, nous souhaitons une réelle prise en compte des réalités territoriales et un véritable soutien aux collectivités locales. A ce titre, nous nous engageons pour une nouvelle étape de la décentralisation fondée sur la clarification des compétences, une plus forte autonomie fiscale et financière et un accès élargi à l’expérimentation. De cette manière, nous répondrons aux enjeux du développement local et de l’efficacité de l’action publique.

Notre choix, c’est également celui de la démocratie et du respect. Faisons le pari de l’intelligence collective. Car nous le savons bien ; pour être plus qu’un slogan, la démocratie participative doit se traduire concrètement dans les pratiques quotidiennes des responsables politiques.

C’est ce que fait Bertrand Delanoë à Paris, c’est ce que nous faisons dans nos collectivités, avec les associations, les conseils de quartier ou encore par le biais des comptes-rendus de mandat. Impliquer concrètement les habitants à la prise de décision, leur rendre des comptes sur l’action : voilà les politiques qu’il convient d’adopter partout. Cette pratique de la démocratie doit irriguer notre parti. Replaçons le débat au cœur de toute prise de décision. Mais soulignons aussi que le Parti socialiste ne peut se payer le luxe de parler à plusieurs voix. Si la polyphonie est un gage de richesse démocratique, la cacophonie nous fait perdre toute crédibilité.

Notre choix, c’est enfin celui de la clarté. Nous présentons aux militants socialistes un réformisme assumé, des orientations clairement définies, une équipe cohérente et un chef d’équipe identifié. C’est une question de transparence ; chacun a le droit de savoir dès à présent qui est le candidat de notre motion au poste de premier secrétaire, et aucune raison tactique ne justifie d’éluder cette question. Chacun a le droit de se prononcer, aussi, sur le programme de travail détaillé et complet que nous avons établis. Des conventions thématiques permettront de remettre le parti au travail. Elles seront l’occasion de clarifier nos positions sur l’Europe, les services publics, le modèle de développement, l’égalité réelle, les droits et les devoirs de chacun, la politique internationale.

L’enjeu du Congrès de Reims est bel et bien de nous donner la force et les moyens de préparer les conditions d’une alternative politique en France. Pour qu’enfin, la gauche dotée d’un projet réformiste et européen, puisse à nouveau être en mesure de redonner espoir et confiance aux citoyens.

Jean-Yves LE DRIAN, président du Conseil régional de Bretagne ; Pierre COHEN, maire de Toulouse ; Michel DESTOT, maire de Grenoble ; Roland RIES, maire de Strasbourg


Gilbert ANNETTE, maire de Saint-Denis (La Réunion) ; Jean Claude ANTONINI, maire d’Angers, ; Jean Marc AYRAULT, maire de Nantes ; Pierre BOURGUIGNON, Maire de Sotteville-les-Rouen ; Jean Claude BOULARD, maire du Mans, Jean-Paul BRET, Maire de Villeurbanne ; Jean-Yves CAULLET, maire d’Avallon ; Bernard CAZEAU, président du Conseil général de la Dordogne ; François CUILLANDRE, maire de Brest ; Frédéric CUVILLIER, maire de Boulogne-sur-Mer ; Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse ; Daniel DELAVEAU, maire de Rennes ; Laure DEROCHE, maire de Roanne ; Marie-Guite DUFAY, présidente du Conseil régional de Franche-Comté ; Michel DELEBARRE, Maire de Dunkerque ; Nicole FEIDT, maire de Toul ; Jean-Claude FRUTEAU, maire de Saint-Benoît (La Réunion) ; Jean GERMAIN, maire de Tours ; Serge GODARD, maire de Clermont Ferrand ; Dominique GROS, maire de Metz ; Claude HAUT, président du Conseil général du Vaucluse ; Pierre IZARD, président du Conseil général de Haute-Garonne ; Claudy LEBRETON, président du Conseil général des Côtes-d'Armor ; Catherine LOCKHART, Maire de Vendôme ; Victorin LUREL, président du Conseil régional de la Guadeloupe ; Philippe MADRELLE, président du Conseil général de la Gironde ; Louis-Joseph MANSCOUR, maire de la Trinité (Martinique) ; Alain MAURICE, maire de Valence ; Michel MOYRAND, maire de Périgueux ; François PATRIAT, président du Conseil régional de Bourgogne ; Marie-Françoise PEROL-DUMONT, présidente du Conseil général de la Haute-Vienne ; Bernard POIGNANT, maire de Quimper ; Alain ROUSSET Président de la région Aquitaine ; André VEZINHET, président du Conseil général de l'Hérault ; Maurice VINCENT, maire de Saint-Etienne.

02.11.2008

PS Delanoë et Aubry tiennent la corde en Alsace

Les militants socialistes sont appelés à départager, jeudi, les six motions en lice.

Donné en tête au niveau national, Bertrand Delanoë sera mercredi soir à Strasbourg pour un dernier meeting de sa campagne. « Dans le Bas-Rhin, il a clairement suscité l’adhésion du plus grand nombre d’élus et des responsables », observe Mathieu Cahn, premier fédéral qui s’est inscrit dans son sillage.
Ainsi le député Armand Jung, le sénateur Roland Ries et la députée européenne Catherine Trautmann — ex-soutiens de Dominique Strauss-Kahn ou de Ségolène Royal — ont-ils rallié le maire de Paris. Et cinq conseillers généraux sur sept roulent pour lui.

Surprises possibles

« Mais il n’y a pas que Strasbourg. Un grand nombre de secrétaires de sections ont signé pour Martine Aubry », nuance le conseiller général Serge Oehler qui table sur un bon score de la maire de Lille. Dans le Bas-Rhin, Aubry — soutenue aussi par le conseiller régional Pierre Mammosser — pourrait arriver 2e, devant le représentant de l’aile gauche du parti Benoît Hamon, dont la campagne est faite par les jeunes socialistes.
Quant à Ségolène Royal, appuyée par le jeune conseiller général Olivier Bitz, elle n’est donnée qu’en 4e position. « Mais les militants ont montré par le passé qu’ils votent de manière autonome », rappelle Mathieu Cahn, en notant que Royal avait obtenu 55 % des voix lors de la primaire présidentielle (contre 30 % à DSK).
« On a déjà eu des surprises. Une moitié des militants ne se sont pas encore déterminés », observe aussi Catherine Hoffarth, première secrétaire du PS du Haut-Rhin, restée « fidèle à Ségolène Royal ». « Je suis en phase avec ses propositions, mais aussi avec sa manière de faire de la politique », assure-t-elle. Sur la même ligne, Jo Spiegel, président de la Camsa, pour qui « un parti doit être capable d’incarner la dimension économique, environnementale et sociale ».
Seule parlementaire PS, la sénatrice Patricia Schillinger s’est engagée pour Bertrand Delanoë. Elle espère que la motion Delanoë-Moscovici obtiendra « au niveau national, un score important pour imposer le changement et éviter la synthèse… » Mais elle pourrait n’arriver, localement, que 2e ou 3e. Devant cependant les motions de Benoît Hamon, du pôle écologiste et d’Utopia qui rassemble la tendance socialiste-altermondialiste-écologiste représentée par le Colmarien Jacques Marchal (et par Christiane Hoffet dans le Bas-Rhin).
Dans le Haut-Rhin, Martine Aubry, appuyée par le Mulhousien Pierre Freyburger (proche d’Arnaud Montebourg) et par le maire fabiusien de Wittenheim, Antoine Homé, semble avoir le vent en poupe. « Nous nous battons pour mobiliser le maximum de militants. Face à la crise, le pays a besoin d’une gauche crédible avec un leader bien identifié », plaide Antoine Homé qui, « au-delà, veut créer un nouvel axe majoritaire pour remettre la fédération en mouvement ». Et régler leur compte aux socialistes jugés proches de Jean-Marie Bockel ?

Les régionales en arrière-plan

Les aubristes présenteront un candidat contre Catherine Hoffarth qui, elle, « attendra les résultats pour se déterminer ». C’est le contrôle de la fédération et, en arrière-plan, les régionales qui se jouent à ce congrès. Dans le Bas-Rhin, Mathieu Cahn est contesté par des membres de sa motion qui estiment qu’un premier secrétaire ne peut être à la fois adjoint et vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg.

L'Alsace 01/11/2008

31.10.2008

Appel à voter de Pierre Moscovici

Pour que notre congrès ne soit pas celui de l'émiettement mais de la clarté, Pierre Moscovici rappelle ici l'importance d'aller voter le 6 novembre.



Chers camarades,

Au cours des semaines passées, j’ai eu plaisir à venir à votre rencontre, aux quatre coins de la France, à débattre avec vous sur les grandes orientations soumises à vos suffrages, à échanger sur l’avenir de notre parti. Jeudi prochain, 6 novembre, vous êtes appelés à voter sur les motions, dans le cadre du 75ème Congrès de notre parti.

Ce vote est essentiel. Il intervient alors que nous vivons une très grave crise financière et économique. Il intervient aussi à un moment paradoxal. Jamais nos idées n’ont été autant d’actualité et, pourtant, jamais nous n’avons autant peiné à nous faire entendre. D’un côté, notre conviction que la puissance publique doit prendre toute sa part dans la régulation du marché est reprise par tous, même par Nicolas Sarkozy qui en a fait le fil conducteur de ses derniers discours – mais pas de ses actes ! De l’autre côté, le Parti est encore trop souvent perçu comme un parti cacophonique, au sein duquel les décisions ne sont pas toujours respectées.

Notre première responsabilité, en tant que militants, est de nous rendre aux urnes dans nos sections : seul un vote important donnera à nos orientations politiques et à nos propositions la légitimité incontestable dont elles ont besoin pour exister dans le débat public et pour peser sur le cours des choses.

Notre seconde responsabilité de militants, c’est de faire un choix clair. Chacun est libre de son appréciation, et le débat, quand il est bien conduit, est tout à l’honneur de notre parti. Pour ma part, je vous appelle avec force à voter pour la motion A, conduite par Bertrand Delanoë et que j’ai signée. C’est une motion cohérente par son engagement réformiste et européen. C’est une motion qui veut remettre le parti au travail : elle propose, sur ma suggestion, des conventions thématiques sur tous les grands sujets à trancher par les militants. Elle ne confond pas 2008 et 2012, puisqu’elle dissocie le choix du premier secrétaire et le choix de notre candidat à la présidentielle, qui interviendra en 2011 selon des modalités qui seront choisies par les militants. C’est une motion équilibrée, puisqu’elle comporte des camarades d’expérience en même temps que des hommes et des femmes de renouveau. C’est enfin la seule motion à vocation majoritaire qui respecte vraiment les militants, en leur indiquant dès aujourd’hui quel est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer le parti.

De votre vote dépend l’issue de notre congrès. Que la participation soit faible, et nos propositions seront affaiblies. Que les motions ne soient pas clairement départagées, et c’est à Reims, entre quelques hommes d’appareil, que risque de se jouer l’essentiel, au détriment de la souveraineté des choix militants. Il est décisif qu’une motion structure la future majorité afin que le Congrès soit un Congrès de changement et non d’arrangements. A vous, par votre vote, de donner une orientation claire à notre parti. A nous, ensemble, de réussir le cycle politique qui s’ouvre avec les élections européennes de 2009, se poursuit avec les régionales de 2010 et les cantonales et sénatoriales de 2011, pour s’achever en 2012 avec les présidentielles et les législatives.

Dans tous ces combats qui se préparent dès aujourd’hui et dont le sort se joue d’abord à Reims, vous pouvez compter sur moi.

Amitiés socialistes,

Pierre Moscovici

27.10.2008

Bertrand Delanoë à Strasbourg

Bertrand Delanoë sera présent le mercredi 5 novembre 2008 à 18h00 à CAP EUROPE 6, rue de Bitche à Strasbourg.

Venez nombreux à cette dernière réunion publique avant le vote en section!

Ouvert à tous les sympathisants.

(Arrêt Parc des Contades-Ligne Tram B/E)