25.08.2008

Socialiste ET libéral

Dans son ouvrage d’entretiens avec le journaliste Laurent JOFFRIN (De l’audace ! chez Robert Laffont), Bertrand DELANOË se définit comme « socialiste ET libéral ». Personne n’a contesté l’adjectif socialiste ; en revanche, d’aucuns ont été plus surpris de l’entendre prononcer le mot libéral.
Alors pourquoi libéral ?
Bertrand DELANOË parle de « l’idéologie de la liberté ». En tant que socialiste, il veut accroître les espaces de liberté comme la gauche l’a toujours fait lorsqu’elle était au pouvoir. Citons par exemple l’abolition de la peine de mort, les radios libres ou le PACS. Il souhaite donc inscrire son action dans la continuité de ce qui a déjà été réalisé par la gauche en combattant pour les libertés.
Quel progressiste pourrait, de bonne foi, prétendre ne pas vouloir mener ce combat ?

Guillaume Deville

19.08.2008

Socialisme et social-démocratie

Beaucoup de débats font sens avant le congré de Reims au sein du parti socialiste et de nombreuses idées sont formulées dans les différentes contributions que je continue d’ailleurs de lire.

Il y a paradoxalement des débats qui ont donné lieu à des conclusions et qui n’arrivent pas à se clore pour permettre à certains de se démarquer idéologiquement au sein du parti socialiste.

Ainsi, on voit Pierre Moscovici d’un côté se réclamer de la social-démocratie et benoît Hamon de l’autre essayer de convaincre les socialistes que leur avenir n’est pas social démocrate.

Revenons à la définiton de la social-démocratie qui est un courant politique de gauche, réformiste et non marxiste.

Depuis l’adoption de la déclaration de principe à près de 82% par les militants socialistes, le parti socialiste se qualifie de réformiste et ne fait plus référence à Marx dans son texte de référence.

Le PS peut donc être qualifié de social-démocrate.

Mais est-ce là l’essentiel?

La social-démocratie n’est pas une marque, la social-démocratie ne constitue pas un programme,la social-démocratie n’est pas un concept qu’il suffit d’appliquer sans discernement pour redresser un pays, la social-démocratie est un cadre dans lequel la réforme est acceptée et revendiquée.

Quelles sont les réformes à réaliser? Quelles sont les solutions que nous préconisons?
Voilà à mon sens les questions qu’il convient de se poser!

D’ailleurs le réformisme au sein du parti ne fait plus débat puisqu’aussi bien Ségolène Royal, Martine Aubry, Bertrand Delanoë que Laurent Fabius le mettent en bonne place dans leurs contributions.

François Schlosser