25.10.2008

Bertrand Delanoë s'adresse directement aux militants

Cher-e-s camarades,


A quelques jours d’un vote décisif pour l’avenir de notre Parti, je souhaite m’adresser directement à vous.
Les socialistes sont à la croisée des chemins. Pour la première fois depuis Epinay, ils sont invités à arrêter un choix portant à la fois sur une orientation politique, une stratégie d’alliances, une équipe, et un animateur.
C’est dès le jeudi 6 novembre que cette décision prendra toute sa dimension, et, comme militant, je vous demande avant tout de venir voter, de ne pas laisser s’écrire sans vous ce moment de notre destin collectif.
Et votre choix devra être respecté : aucune combinaison d’appareil ne devra détourner l’expression souveraine des militants.
J’ai décidé, après y avoir longtemps réfléchi, d’être candidat à la fonction de premier secrétaire et à ce titre, premier signataire de la motion A.

Avec tous les camarades qui ont participé à cette démarche, nous avons voulu vous soumettre une orientation dont l’esprit tient en un mot : clarté.

Clarté sur la méthode : nous vous proposons une ligne cohérente, une équipe rassemblée, et un chef d’équipe identifié.

Clarté sur les objectifs : nous sommes, de façon assumée, réformistes, européens, écologistes, et nous faisons de la politique au nom de l’efficacité de gauche, pour la justice sociale.

Clarté enfin sur la conception du PS : nous voulons un Parti où chacun ait sa place, où les instances soient strictement paritaires, où les différences ne soient pas des divergences, et où personne ne puisse jamais ignorer le vote des militants.

Au moment où la crise financière mondiale, s’ajoutant aux effets de la politique brutale du gouvernement,  atteint déjà les plus fragiles, et où la désespérance sociale frappe si durement notre pays, le devoir des socialistes est de s’opposer sans concession, et de proposer une autre voie à la France, celle du courage et de la responsabilité. Nous avons choisi, à travers la motion A, de le faire dans la fidélité à ce que nous sommes ensemble, parce que le socialisme ne commence pas avec nous et parce que la démagogie ne peut être une solution pour l’avenir. Nous mettons notre énergie au service d’un renouvellement des idées et des méthodes, pour que les Françaises et les Français se remettent à croire en la force de la gauche.
Et pour aller, ensemble, vers la victoire.
Cela dépend de chacun de nous.

Bertrand Delanoë

24.10.2008

Répondre à la crise : les propositions de la motion A

Il faut aujourd’hui se donner des éléments de réponses concrètes, à court, moyen et long terme pour faire à la crise sans précédent que nous vivons.


1. Comprendre : une crise systémique

Notre motion dit dès son introduction : « La crise financière l’atteste avec assez de force : le capitalisme, à l’échelle mondiale, découvre à ses dépens ses propres tares. Notre modèle de développement est à repenser en profondeur. Même les administrations ou les gouvernements les moins enclins à imposer des limites aux excès du capitalisme l’ont compris : l’économie a besoin de régulations. Qui peut, mieux que les socialistes, les inventer, et les porter ?

Le monde subit une crise :
• Financière : les pertes colossales et maintenant la faillite des banques atteintes par l’effondrement des « subprimes » d’abord puis la titrisation menacent l’économie réelle, l’emploi et le pouvoir d’achat ;
• Spéculative : le cours des matières premières, l’évolution erratique des changes monétaires et du prix du pétrole attestent de l’impact bien réel des spéculateurs.
• Politique : les acteurs à l’origine de la crise ont profité des dérégulations et de la concurrence entre les états, y compris au sein de l’Union Européenne ; c’est une hérésie qui doit cesser ; c'est aussi le bilan des politiques menées sous l'impulsion des majorités de droite en Europe au cours des dernières années;
• Economique : la faiblesse de la croissance mondiale atteste du lien entre finance et économie réelle, contrairement à ce que prétendaient les tenants de ce système ;
Nous allons au devant d’une période très dure notamment pour les personnes le plus fragiles et notre urgence doit être de soutenir l’activité et l’emploi.

2. Vouloir : pour s’opposer, il faut proposer

Il faut des réponses nouvelles, crédibles et courageuses qui formeront la base d’un système ou la puissance publique retrouve sa place régulatrice et l’Europe sa vocation première.

C’est pourquoi nous proposons des solutions à toutes les échelles d’intervention :

• A l’échelle mondiale quatre urgences s’imposent :
o Convocation d’une conférence monétaire et financière internationale pour refonder le système monétaire en mettant fin au règne du seul dollar ;
o Création, à partir de l’actuel FMI, d’un pôle de régulation des marchés financiers garant des normes et règles issues de la conférence internationale
o accord international sur la lutte contre les paradis fiscaux et l’abolition du secret bancaire
o Instauration d’un Conseil de sécurité économique, écologique et social mondial harmonisant les normes sociales, commerciales et environnementales

• A l’échelle européenne
C’est à ce niveau que se situe aujourd’hui à la fois les plus grands enjeux La non-création d’un Fond Européen pour recapitaliser les banques et garantir les créances interbancaires ainsi que le refus d’un vrai plan de relance à l’échelle européenne vont se révéler comme des erreurs majeures

Dans ce contexte nous avançons 4 propositions :

o Assumer pleinement les responsabilités confiées par les traités et aller vers un véritable gouvernement économique; harmonisation des politiques fiscales et sociales ,dialogue structuré avec la BCE, financement de la solidarité entre les pays les plus riches et les moins développés,pilotage d’un budget européen porté rapidement à 1,5% du PIB.
o Permettre à l’Union européenne d’emprunter pour financer un vaste plan de relance fondé sur la recherche d’une croissance durable visant notamment :
les projets d’infrastructures de communications respectueuses de l’environnement; l’ensemble des dispositifs d’économies d’énergie et d’utilisation des énergies renouvelables ; la mise en œuvre des programmes de recherche et d’innovation. Un emprunt d’une centaine de milliards d’euros (soit environ 1 point de PIB de l’UE) est parfaitement compatible avec les capacités de remboursement de l’union (qui aujourd’hui rend de l’argent aux Etats) et constituerait un effet de levier et de confiance considérable.
o Faire de l’union européenne le fer de lance de la réforme de la gouvernance financière : Réforme des agences de notation, obligation d’une information détaillée, modification des normes comptables des entreprises, contrôle et réglementation accrus des fonds spéculatifs, combat pour la transparence des actuels paradis fiscaux et contre l’argent sale, notamment au sein des pays de l’union (ou partenaires proches) qui les tolèrent encore

• A l'échelle Française

Les socialistes ont fait le choix de ne pas s’opposer aux propositions plus qu’imparfaites faites à la mi-octobre car elles ont le mérite d’exister mais ces mesures sont tout à fait insuffisantes tant au plan financier qu’économique voire moral.
Le plan financier français qui prévoit la recapitalisation des banques et la garantie des prêts interbancaires doit être assorti de mécanismes pour s’assurer que toutes les sommes qui seront récupérées reviendront directement et prioritairement à l’Etat et aux contribuables. En même temps l’Etat doit jouer tout son rôle d’actionnaire lorsqu’il l’est ou le deviendra et exiger des comportements nouveaux des dirigeants.

Au-delà de l’action financière l’urgence est maintenant de prévoir le soutien à l’économie réelle. De ce point de vue notre pays est très en retard d’autant plus qu’il a mangé ses (déjà) faibles marges de manoeuvre par « le paquet fiscal »

Nous proposons au delà de l’action de l’union européenne proposé avant:

o La menace principale qui pèse sur l’économie française, c’est l’incapacité pour les entreprises françaises et les ménages d’accéder aux crédits pour financer leurs projets d’investissement ou les acquisitions immobilières. Le premier devoir, dans cette situation, c’est de créer un Fonds National de Garantie qui permettrait de garantir aux banques, par un système de caution publique, les crédits qui seraient distribués pour les projets des PME et pour l’accession à la propriété.

o Stimuler l’investissement des entreprises : Pour stimuler l’investissement des entreprises, il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et relever l’impôt sur les sociétés pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes. Il faut aussi baisser de façon exceptionnelle l’impôt sur les sociétés par la création d’un crédit d’impôt innovation, parce que ce sont elles qui assureront des petites entreprises, par la le redémarrage de l’activité et de la croissance ;

o Soutenir le pouvoir d’achat : Il faut conditionner les exonérations de cotisations à l’emploi et à l’augmentation de salaires car nous préférons soutenir le pouvoir d’achat de ceux qui peinent à consommer, en généralisant le chèque transport (facultatif aujourd’hui), en relevant la PPE et les aides aux familles (allocations familiales, allocation de rentrée scolaire) ;

o Stimuler l’investissement public par le maintien des dotations aux investissements et la garantie d’obtention des ressources d’emprunt des collectivités locales qui réalisent 73% des investissements civils en France.

Agir globalement: pas d’obstruction mais des solutions
Il nous faudra aller au-delà des nécessaires mesures d’urgence car la crise révèle les déséquilibres globaux d’un système dominé par les dérégulations, la financiarisation et la recherche du profit immédiat au détriment de l’économie et de la société. Le socialisme que nous défendons propose un autre modèle économique, qui impose aux marchés un encadrement, des régulations, de la redistribution et des normes sociales et écologiques.
Entre les improvisations cyniques des droites européennes, et un repli sur des visions et des mesures anciennes qui amèneraient une fragmentation de l’Europe, nous avons la conviction qu’il y a place pour un modèle socialiste partagé largement, une puissance publique efficace, un Etat social prévoyant, une Union européenne protectrice et influente.
Il est temps pour l’Europe de se doter d'une plus grande coordination économique et politique, contrôlée démocratiquement par le Parlement européen, pour travailler à l’harmonisation vers le haut, à la création d’un espace public pour le développement économique. Il est temps pour la France d’y contribuer. Il est temps pour le Parti Socialiste de proposer ce chemin.

16.10.2008

Gilbert BUTTAZZONI soutient DELANOË

Clarté, Courage, créativité : je signe Bertrand Delanoë

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Après mûre réflexion, j’ai choisi de soutenir la motion A, présentée par Bertrand Delanoë, car elle me semble aujourd’hui représenter les meilleures chances de rénover en profondeur le Parti Socialiste.

Face à la crise et aux mauvais remèdes de Nicolas Sarkozy et de ses soutiens libéraux et conservateurs, il a comme atout principal de n’avoir jamais été aux affaires, de n’avoir fait partie d’aucun gouvernement, de n’avoir exercé aucune fonction fondamentale au sein du Parti, de n’avoir pas été candidat à l’investiture lors des dernières élections présidentielles.

Pour autant, son action à la Mairie de Paris prouve que l’on peut agir, faire bouger une ville soi-disant « ingérable », et d’être reconnu et réélu pour cela.

Je suis persuadé que ces mêmes méthodes et cette même volonté pourront fonctionner à la tête du Parti Socialiste, dans l’intérêt de tout le peuple de gauche, dans l’intérêt de tous les Français.

Gilbert BUTTAZZONI

 

12.10.2008

ELISABETH GUIGOU à Mulhouse

INVITATION

 

 

RENCONTRE

 

D’ELISABETH GUIGOU

 

AVEC LES MILITANTS DU HAUT-RHIN

 

 

 

LUNDI 20 OCTOBRE à 18h 15

à la Fédération

 24, rue Huguenin (Mulhouse)

 

 

Ancienne Garde des Sceaux, ancienne Ministre des Affaires européennes, ancienne Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Elisabeth GUIGOU apportera un éclairage sur les enjeux du congrès de Reims et présentera les propositions de Bertrand DELANOË pour les Français et pour la rénovation du Parti socialiste.

 

Elisabeth GUIGOU répondra ensuite aux questions sur les sujets qui nous inquiètent tous dans l’actualité.

03.10.2008

Socialistes haut-rhinois, rejoignez-nous!

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Chers camarades,

La première tâche des socialistes au moment où le Congrès va décider de nos prochaines orientations est de se faire comprendre des Français. Pour y parvenir, il faut clarifier notre discours en commençant par dire qui nous sommes et ce que nous voulons.
Qui sommes-nous ? Un parti héritier d’une histoire complexe et riche d’une grande diversité. Il est faux de prétendre que la confusion règne en permanence en son sein. En réalité, le PS est actuellement constitué de trois grandes familles d’idées regroupées autour de trois motions rassemblant la plus grande partie des signatures, sans oublier les autres motions qui ont toute leur légitimité.
Une impression de flou peut régner, il est vrai. Certains leaders tenteront encore peut-être de modifier les rapports établis. Nous fixons également comme objectif de faire vivre la fédération.

Dans ce contexte, nous avons fait le choix de soutenir une démarche claire ayant pour but d’assumer pleinement les idées réformistes qui figurent dans la Déclaration de principes dont nous nous sommes dotés au mois de juin dernier.
La motion Clarté, courage, créativité répond réellement à cette exigence. Portée par ceux qui se sont réunis autour d’une même motion, Bertrand DELANOË, François HOLLANDE et Pierre MOSCOVICI, elle rassemble de nombreux élus qui ont su faire gagner la Gauche aux dernières élections dans l’ensemble des régions. Elle rassemble également des militants qui reconnaissent en Bertrand DELANOË un leader ouvert, enraciné dans la tradition du Parti socialiste et capable d’assumer la responsabilité des choix du parti.
CCC 68 a vocation à réunir les militants du Haut-Rhin désireux de prendre toute leur part à la rénovation du PS à entreprendre ainsi au niveau national et fédéral.

ccc-68@socde.eu ou signez la motion en ligne: http://www.clarte-courage-creativite.com/signez-la-motion


Les premiers signataires de la motion dans le Haut-Rhin :
Patricia SCHILLINGER (Sénatrice, Maire d’Hégenheim), Gilbert BUTTAZZONI (Conseiller général, Conseiller municipal), Malika BEN’MBAREK (Conseillère municipale), Claudine DA SILVA (Conseillère municipale)
Jean LANDRAS (Mandataire), Marie-Hélène BELLANCE, Jean-Pierre BOCQUET, Daniel BRUCHLEN, Gilles CAPON, Annick CHAPOY, Mathieu CHAUBADINDEGUY, Karl CHRETIEN, Guillaume DEVILLE, Alain DROUIN, Hélène FREY, Roger IMBERY, Aline JARY, Mohammad KHORSHIDI, Isaac NJIKE-DINALLO, Matthieu RUFFIN, François SCHLOSSER, Antoine SIPOS...

26.09.2008

Communiqué de presse de Bertrand Delanoë

Le discours prononcé par Nicolas SARKOZY, près d’un mois après le début de la crise financière mondiale, est loin d’avoir apporté aux Français les réponses crédibles et concrètes qu’ils étaient en droit d’attendre.

Son appel à la « refondation du capitalisme », sa remise en cause de la « toute puissance du marché », sonnent comme autant de critiques implacables de la politique qu’il a menée depuis mai 2007. Quel crédit accorder à cette prise de conscience subite de la nécessité d’une forte régulation publique. Comment appeler à plus d’intervention de l’Etat dans le même temps où l’on lance la privatisation de la poste ? Comment prétendre avoir augmenté les pensions des retraités les plus modestes quand leur pouvoir d’achat a reculé en réalité de 2,4 % depuis un an. Comment revendiquer enfin le refus d’alourdir les impôts pesant sur les entreprises alors même que le Gouvernement a multiplié les nouvelles taxes au cours des derniers mois ?

L’intervention de Nicolas SARKOZY a surtout fait apparaître son impuissance : s’agissant de l’encadrement des rémunérations des dirigeants, le contrôle des établissements bancaires et des marchés financiers, la protection des épargnants et l’accès au crédit des PME, rien de concret ni d’opérationnel n’a été présenté. Alors que d’autres grandes économies européennes comme l’Allemagne et l’Espagne viennent de lancer de puissants plans de soutien à l’investissement, Nicolas Sarkozy nous renvoie à son paquet fiscal de 2007 en faisant semblant d’ignorer que celui-ci a creusé les déficits, favorisé la rente contre le travail et porté atteinte à la confiance des ménages.

Trois priorités auraient dû être au cœur d’une réponse efficace à la crise que nous traversons :
- proposer au niveau européen un ensemble de mesures d’encadrement et de contrôle strict des marchés financiers ;
- lancer un vaste plan d’investissement en faveur de l’économie de l’innovation, la création de nouvelles infrastructures de transport et le développement des économies d’énergie ;
- soutenir nos concitoyens face au recul de leur pouvoir d’achat en conditionnant les aides et exonérations aux entreprises à l’aboutissement des négociations sur les salaires.

Une fois de plus, Nicolas SARKOZY a cherché à répondre au désarroi des Français par des discours là où ils attendaient des actes. Au total, cette absence de réponses nouvelles et crédibles, ce refus de remettre en cause les mesures accordées inconsidérément depuis 16 mois aux catégories sociales les plus favorisées, aboutiront à laisser les salariés et les ménages encaisser seuls le choc de la crise.

23.09.2008

Pierre Moscovici soutient Bertrand Delanoë

PARIS, 23 sept 2008 (AFP) - Pierre Moscovici, ancien ministre et député du Doubs, a annoncé mardi à l'AFP qu'il apportait son soutien à Bertrand Delanoë en vue du congrès de Reims en novembre.
M. Moscovici, 51 ans, candidat depuis plusieurs mois au poste de Premier secrétaire, a déclaré: "mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë".

Il a fait cette annonce quelques minutes avant l'ouverture, à 16H00, de la réunion de la "commission des résolutions" du PS chargée de comptabiliser les motions, textes politiques sur lesquels voteront les militants.

Cette réunion devait être suivie à 17H00 du Conseil national ("parlement" du parti, 300 personnes) d'enregistrement des différentes motions.

M. Moscovici a hésité jusqu'au bout entre partir sous sa propre bannière ou se rallier à un autre socialiste. Il a donc finalement rejoint la motion du maire de Paris, soutenu par le Premier secrétaire sortant François Hollande.

22.09.2008

De nouveaux soutiens en faveur de clarté courage créativité

De nombreux soutiens se sont exprimés au cours des derniers jours, en faveur de la motion dont le premier signataire sera Bertrand Delanoë.

Il s’agit notamment de :

Jean-Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes, Président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale
Hélène Mandroux, Maire de Montpellier
Damien Alary, Président du Conseil Général du Gard
Michel Sainte-Marie, Maire de Mérignac
Pierre Aidenbaum, Maire de Paris 3ème
Joël Batteux, Maire de Saint-Nazaire
Jean-Pierre Blazy, Maire de Gonesse, ancien député
Bernadette Bourzai, Députée européenne
Laure Déroche, Maire de Roanne
Christian Franqueville, Vice-Pdt de la Région Lorraine, ancien député
Serge Lamaison, Maire de Saint-Médard-en-Jalles, Vice-Pdt de la Communauté Urbaine de Bordeaux
Colette Langlade, Députée de la Dordogne
René Mangin, Vice-Pdt du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, ancien député
Jaïm Myara, Vice Pdt de la Région Champagne-Ardennes, ancien 1er secrétaire fédéral de l’Aube
Joaquim Pueyo, Maire d’Alençon
Pierre Regnault, Maire de la Roche-sur-Yon
Marie Recalde, Conseillère Générale et adjointe au Maire de Mérignac

Ainsi que de nouveaux Premiers secrétaires fédéraux :
Jean-François Lovisolo, 1er secrétaire fédéral du Vaucluse
Gwendal Rouillard, 1er secrétaire fédéral du Morbihan
Karine Gloanec-Maurin, 1ère secrétaire fédéral de Loir-et-Cher
Jean-Marc Vayssouze, 1er secrétaire fédéral du Lot, Maire de Cahors

Vous trouverez ci joint les dépêches AFP annonçant le soutien de Jean-Marc Ayrault, Hélène Mandroux et Jean François Lovisolo.

Congrès PS : Jean-Marc Ayrault soutient Bertrand Delanoë
PARIS, 19 sept 2008 (AFP) - Le député-maire Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS à l'Assemblée nationale, juge que "le mieux à même de rénover le PS, c'est Bertrand Delanoë", apportant ainsi son soutien au maire de Paris pour le congrès de Reims.
Dans un entretien devant paraître samedi dans Libération, le député-maire de Nantes souhaite aussi que le maire de Paris "tende la main à Ségolène Royal et à ses amis".
Il estime que "le PS est en état d'urgence" et que "ce que nous demandent les militants et les électeurs, c'est de remettre le PS en ordre de marche, avec un projet, une stratégie et des alliances".
Pour M. Ayrault, il faut "une direction forte, appuyée sur une majorité claire et solidaire". Celle-ci "commence à se constituer autour de Bertrand Delanoë", qui "a l'autorité et le caractère requis pour concilier les valeurs de la gauche avec l'efficacité et la modernité nécessaires face aux nouveaux enjeux".
Pour lui, le rassemblement entre Bertrand Delanoë et François Hollande n'est qu'"une première étape vers une majorité large et cohérente". "Il faut regrouper les gens qui partagent une même vision de la rénovation du parti et du pays, loin des bricolages tactiques qui ne tiennent que le temps d'un congrès".
"Je souhaite donc que Bertrand Delanoë tende la main à Ségolène Royal et à ses amis. Je pense également à Pierre Moscovici avec qui je partage l'essentiel, à Jean-Noël Guérini, à Gérard Collomb, à Vincent Feltesse. Là, on aurait une majorité solide pour conduire la rénovation du PS".
"En novembre, c'est le Premier secrétaire qu'on désigne. A un moment, il faut franchir le Rubicon, et choisir. Pour moi le mieux à même de rénover le PS, c'est Bertrand Delanoë".
M. Ayrault assure que "chez les militants qui avaient massivement voté pour la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle, un mouvement se développe aujourd'hui en faveur de Delanoë".
Enfin, Martine Aubry "pour l'heure", affirme-t-il, "s'est engagée dans une voie qui crée de la confusion, par une alliance des contraires. Mais nous n'avons aucun ostracisme".

Congrès de Reims: Mandroux, maire de Montpellier, soutient Delanoë-Hollande

La maire (PS) de Montpellier, Hélène Mandroux, apporte son "entier soutien à l'alliance de Bertrand Delanoë et François Hollande" pour le congrès de Reims, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.
"Je confirme aujourd'hui mon entier soutien à l'alliance de Bertrand Delanoë et François Hollande et j'espère qu'elle s'élargira à travers une motion majoritaire", écrit la maire de la huitième ville de France.
Elle s'était rangée dans un premier temps derrière de grands élus comme Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), qui s'apprêtent à faire alliance avec Ségolène Royal.
Selon Mme Mandroux, les socialistes doivent "être forts et unis derrière un véritable projet de gauche, ambitieux et adapté à notre société".

Congrès PS: le secrétaire de la fédération du Vaucluse soutient Delanoë

Le secrétaire de la fédération socialiste du Vaucluse, Jean-François Lovisolo, a apporté son soutien à Bertrand Delanoë, "le seul capable de faire cesser les polyphonies" au sein du PS, a-t-il indiqué à l'AFP jeudi.
"Je ne vois que lui en capacité de faire cesser les polyphonies au sein du PS" en tant que premier secrétaire, a-t-il déclaré, en expliquant son soutien à la contribution de M. Delanoë au congrès de Reims.
M. Lovisolo a indiqué qu'il défendrait cette contribution "auprès de toutes les sections du département".
La fédération PS du Vaucluse compte environ 2.000 adhérents selon lui.

16.09.2008

Roland Ries et les enjeux européens

Voici l'adresse de la vidéo de soutien de Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, à la contribution présentée par Bertrand Delanoë.

 

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/Roland...

10.09.2008

Michel Rocard et ses proches s'engagent en faveur de Bertrand Delanoë

Dans une tribune publiée par "Le Monde", l'ancien premier ministre Michel Rocard, et certains de ses proches estiment que le Parti socialiste a "besoin, simplement, d'une partition et d'un chef d'orchestre". Ils appellent à soutenir "la démarche entreprise" par le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

De retour de La Rochelle, nous éprouvons des sentiments mêlés. D'abord, la tristesse d'avoir vu les participants à l'université d'été du PS dépossédés de leurs travaux, souvent remarquables, au profit de quelques photos de déjeuners ou de conciliabules, en ville.

Ensuite, l'envie de relire Oh, les beaux jours, de Beckett, pour se rappeler Winnie, progressivement absorbée par la terre et qui feint d'ignorer son ensablement. Douloureuse comparaison!

Et puis, comme toujours, lutter. Parce que nous sommes profondément attachés à ce parti. Parce que nous savons que s'offre, aujourd'hui, une chance historique de faire entendre au sein de la gauche française, la grande voix de la social-démocratie, celle d'un réformisme assumé et assuré, celle de Jaurès. Parce qu'aujourd'hui aussi, admettons-le, les socialistes sont inaudibles et que si nous voulons ne pas seulement être le plus "grand parti local" de France, il nous faut à la fois nous opposer fermement au président de la République, mais aussi travailler et proposer.

En 2012, les Français ne choisiront pas le plus habile manœuvrier d'entre nous, mais se détermineront sur le contrat économique et social que nous leur proposerons, et sur l'authenticité de notre comportement.

Il faut, pour cela, qu'un certain nombre de conditions soient réunies, et vite. D'abord, parler vrai. Ne pas cacher la gravité de notre situation économique et sociale, regarder le monde tel qu'il est, de plus en plus dangereux et instable, y compris à nos portes. Prendre conscience de l'immense fracture qui continue d'exister entre ceux qui s'appauvrissent et ceux qui s'enrichissent au sein de chaque nation et entre les nations.

Ne pas, pour des hommes et des femmes de gauche, se voiler la face devant un capitalisme en mutation, en permanente dilatation, de moins en moins industriel, de plus en plus financier. Bref, un capitalisme qui crée les conditions d'une très grave crise économique, écologique et humaine.

Ne pas, non plus, se payer de mots et ignorer l'état dans lequel l'Europe est plongée à la suite des non français et néerlandais puis irlandais. Bref, dire aux Français que ces réalités demandent autre chose que la répétition des recettes d'hier.

PRÉSENTER DES OPTIONS QUI NE RECULENT PAS DEVANT LES RÉFORMES STRUCTURELLES

Il faut ensuite être cohérents. Si nous croyons que pour peser dans la mondialisation, pour assurer une régulation mondiale, il faut s'arc-bouter sur l'Union européenne, alors, malgré les difficultés, nous devons réaffirmer clairement que l'avenir de la France est indissolublement lié à l'avenir de l'Europe.

Il nous faudra inlassablement et modestement reprendre contact avec tous nos partenaires pour relancer une dynamique européenne, plus proche des réalités des citoyens mais aussi plus ambitieuse en terme de justice, de démocratie et de politiques communes d'avenir.

Si nous souhaitons rappeler notre attachement à un modèle de développement qui assure une croissance régulière, durable, fondée sur l'économie de la connaissance et respectueuse de notre environnement, alors, il nous faudra présenter des options qui ne reculent pas devant les réformes structurelles. Ne pas semer l'illusion qu'on peut distribuer ce qu'on n' a pas produit.

Ne pas cacher que nous devons prendre à bras-le-corps les problèmes de la désindustrialisation, de la maîtrise de nos déficits et proposer les indispensables investissements pour la petite enfance, pour les familles pauvres, pour les étudiants, les chercheurs, les milliers de jeunes oubliés sur la route et nos territoires urbains ou ruraux marginalisés.

C'est donc avec courage qu'il faut prendre parti sur des sujets difficiles, s'engager, notamment, sur la maîtrise de toutes les formes d'énergie non liées aux hydrocarbures y compris le nucléaire, et sur la réforme de l'Etat et des services publics.

Enfin, être fidèle à soi-même. Sur tous ces points, nous avons travaillé au sein du courant Socialisme et démocratie que nous avons cofondé; nous avons régulièrement avancé des propositions, notamment au moment de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dont les grandes orientations intellectuelles sont toujours les nôtres. Nous pensons toujours qu'il est impossible de séparer les propositions et les idées de la démarche à suivre.

C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas accepté de nous diluer dans des ensembles indistincts où se gommeraient, comme par miracle, les vrais clivages de fond et de pratique politique. Comment être compris des militants et des Français quand on varie au gré de ses seuls intérêts tactiques ? Pour reconstruire le PS, nous avons besoin de la présence à sa tête d'une autorité incontestable, qui certes, écoute et débat, mais aussi tranche.

Nous avons besoin d'une seule voix qui porte nos convictions, pas de dix porte-parole qui organisent la cacophonie. Nous avons besoin que se dégage, dès le 23 septembre, lors du conseil national une motion claire et homogène ayant vocation à arriver en tête du vote militant et à constituer le pôle majoritaire. Besoin, simplement, d'une partition et d'un chef d'orchestre.

Pour cela, nous appelons tous ceux qui se sont reconnus dans les idées de Socialisme et démocratie, à apporter, dès maintenant, sans se disperser dans une solution de transition, leur soutien à la démarche entreprise par Bertrand Delanoë.

Parce qu'on retrouve déjà dans sa contribution les points qui sont pour nous les plus importants : l'engagement pour l'Europe, le lien indissociable entre la compétitivité économique et la justice sociale, la lutte pour l'égalité réelle, la volonté de faire vivre un parti de militant qui ait une parole forte.

Ce choix, nous l'avons assumé. Après La Rochelle, ses pensées et ses arrière-pensées, nous pensons que beaucoup comprendront qu'eux aussi doivent faire ce même choix."


Michel Rocard, ancien premier ministre, député européen; Alain Bergounioux, secrétaire national du PS; Dominique de Nayves, avocat; Michel Destot, député et maire de Grenoble; Catherine Tasca, sénatrice des Yvelines.