13.11.2008
Lettre aux militants, jeudi 13 novembre
Mes cher-es camarades,
Nous avons un devoir historique : assumer à Reims des choix courageux pour les Françaises et les Français, et en particulier ceux qui ont le plus besoin de nous.
En effet, notre congrès se déroule dans le contexte d’une crise sans précédent, profonde, dont les conséquences sociales sont et seront extrêmement dures.
Notre responsabilité est donc immense. Nos concitoyens ont besoin de notre parti comme d’un instrument capable de s’opposer avec combativité et de représenter une alternative crédible. Capable aussi de leur offrir des repères constants dans une période où dominent le doute et la confusion idéologique.
C’est dire que les postures tactiques et les logiques individualistes ne peuvent pas répondre à de tels objectifs. Seul, un rassemblement qu’il revient à chacun de mettre en œuvre avec sincérité, donnerait à notre parti la force et la cohérence indispensables. Avec gravité, détermination, mais désintéressement, je suis donc résolu à contribuer à un tel processus, sur la base d’une ligne politique claire et responsable.
Pour nous, l’efficacité de gauche, c’est le socialisme démocratique, le choix de la croissance écologique au service de l’emploi, et une vraie ambition européenne. Oui, nous avons besoin d’un projet de gauche pour l’Europe et nous ne pourrons le réaliser qu’avec toutes les forces progressistes, dont nos amis sociaux-démocrates. Refuser cette dynamique, ce serait renoncer à trouver un débouché politique à la crise sociale, économique et financière mondiale.
Nous n’atteindrons ces buts que si nous clarifions d’abord notre conception même du Parti socialiste. La crise identitaire du PS appelle des réponses nettes, là où nos dernières campagnes nationales ont surtout révélé des fluctuations qui n’ont pas échappé aux Français.
Nous voulons un parti de militants, où chacun ait sa place, où la liberté de parole ne porte jamais atteinte à son unité, où partout, l’exigence éthique s’applique à notre démocratie interne, où soit réaffirmé le principe de cotisations progressives.
Nous voulons ouvrir notre parti à toutes les forces vives, syndicales, associatives, internationales, pour qu’il redevienne un lieu privilégié d’échange et de débat.
Et sur la question majeure des alliances, nous n’avons pas le droit d’être ambigus : on ne peut porter un projet de gauche qu’avec les formations politiques qui se reconnaissent durablement dans les valeurs de la gauche. Cela s’est vérifié hier. Et s’avère plus que jamais valable, pour aujourd’hui et pour demain.
Notre responsabilité collective et individuelle est engagée, dédiée aux attentes et même aux souffrances des Français.
A Reims, les socialistes n’ont pas rendez-vous seulement avec eux-mêmes : l’enjeu est plus large puisqu’il s’agit de donner à la France la force de croire au changement pour le mettre en œuvre le moment venu. Soyons conscients de ce défi. Soyons-en dignes.
Fidèlement à vous,
Bertrand DELANOË
17:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, militants, ps, politique
05.11.2008
Nous sommes à quelques heures du vote des militants
C’est à ce congrès que nous devons réunir les conditions pour être efficaces dans l’opposition à Nicolas Sarkozy et à la droite, et pour travailler à l’alternative indispensable en 2012.
Les socialistes mesurent la gravité de la crise qui avait commencé en France avant la crise financière, et dont le premier responsable est au pouvoir depuis 2002. Ils veulent que leur parti soit de nouveau en ordre de marche et, pour la première fois depuis le congrès d’Epinay, en 1971, ils doivent arrêter un choix qui porte à la fois sur une orientation politique, une stratégie d’alliances, une équipe et un premier secrétaire.
Leur responsabilité est donc importante parce que c’est dès le 6 Novembre que leur choix déterminera toute la suite.
I) Avec Bertrand Delanoë et tous les signataires de notre motion, nous avons fait le choix de la clarté, de la cohérence et de la crédibilité pour redonner de la force au Parti socialiste et un espoir à la France.
La crise qui se propage à toute l’économie et au social montre, à l’évidence, les dégâts que cause le capitalisme financier et sa recherche du profit immédiat au détriment des besoins humains, sociaux et environnementaux. Elle valide le fondement du socialisme réformiste et de l’engagement européen dont nous sommes porteurs : l’économie de marché, livrée à elle même, sans régulations fortes, crée des richesses mais ne les redistribue pas, ne produit pas de justice sociale et aggrave la crise environnementale. Plus que jamais nous avons besoin de la puissance publique pour assurer la régulation de l’économie, la redistribution des richesses, la cohésion sociale et le développement durable. Et nous en avons besoin non seulement à l’échelle nationale, mais de plus en plus à l’échelle européenne et internationale.
C’est l’orientation que porte la motion A dont le premier signataire est Bertrand Delanoë : le réformisme assumé, l’efficacité de gauche au service du progrès social, un socialisme européen et écologiste qui promeut un nouveau modèle de développement qui concilie croissance, innovation, recherche avec justice sociale et développement durable.
Plus que jamais, dans la situation très dure que connaît notre pays, aggravée par la politique du pouvoir, qui a asséché les moyens de l’Etat et s’attaque aux droits sociaux et aux services publics (avec la baisse des moyens de l’Education nationale, des hôpitaux, la privatisation de la Poste), les Français ont besoin d’un parti socialiste fort, cohérent et responsable. D’une opposition efficace et utile qui les défende fermement dès aujourd’hui et bâtisse un projet ambitieux et crédible pour 2012.
Un Parti socialiste qui tienne un discours de responsabilité et d’exigence face au pouvoir, ce qui ne signifie pas tomber dans la démagogie ou la surenchère avec l‘extrême gauche, au risque d’être, demain, incapables de présenter un projet attractif et réalisable. Un discours de vérité et d’espoir pour parler aux Français et agir dans l’opposition jusqu’en 2012 comme nous le ferons après si nous revenons au pouvoir.
Quelques propositions :
• Renflouer les caisses que le pouvoir a vidées : suppression du paquet fiscal et de la plupart des niches fiscales, taxation des stock-options, présence de l’Etat dans les banques renflouées, présentation d’un autre budget 2009, soutien aux collectivités locales pour leur permettre d’agir contre les inégalités et pour investir.
• Priorité absolue à l’investissement dans la recherche, l’innovation, la formation et le soutien aux PME parce que c’est le seul moyen de créer les emplois, de relancer la croissance.
• Agir conjointement pour le pouvoir d’achat et pour l’investissement qui sont les deux moteurs de la croissance. Nous voulons conditionner les exonérations de charges des entreprises à la conclusion d’accords salariaux, alors que le pouvoir méprise les partenaires sociaux, la revalorisation du SMIC.
• Bâtir un Etat social prévoyant, anticipateur, qui oriente les politiques publiques vers l’éducation, la formation tout au long de la vie, le logement, la santé, la culture, la prise en charge du vieillissement.
• Construire un nouveau mode de développement résolument écologique. Nous devons désormais être pleinement socialistes ET écologistes.
• Relancer et réorienter l’Europe : la gauche européenne doit porter, dès les élections de juin 2009, l’exigence d’un véritable gouvernement économique qui impose des règles financières, la suppression des paradis fiscaux, mais aussi un plan de relance concerté, à travers un emprunt européen de 100 milliards d’Euros ciblé sur les secteurs stratégiques, et une Europe sociale avec un protocole garantissant le maintien des droits sociaux les plus élevés et une directive de protection des services publics en Europe.
II) Nous voulons le rassemblement des socialistes dans la clarté et dans le respect des militants.
Notre motion rassemble dores et déjà des militants aux parcours très divers au sein du parti socialiste, mais qui partagent aujourd’hui un objectif fondamental : remettre le Parti socialiste en ordre de marche, sur une orientation cohérente, lui redonner fierté et crédibilité, préparer les conditions d’une victoire de la gauche en 2012.
Nous sommes la seule motion dont les signataires ne jouent pas et n’ont pas joué avec le respect des militants et des décisions prises.
Pour que les militants puissent choisir en toute connaissance de cause, nous avons mis toutes les cartes sur la table : une orientation ; une stratégie d’alliances ancrée à gauche qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur le MODEM ; un parti de militants,profondément renouvelé dans son fonctionnement, effectivement paritaire dans ses instances ; un programme de travail concret et complet qui sera mis en œuvre tout de suite et qui revalorise le rôle des militants, qui nous ouvre sur la société ; ET un candidat au poste de Premier secrétaire pour animer le travail collectif des trois années à venir.
Par respect pour les militants et pour la vérité, le premier signataire de notre motion, Bertrand Delanoë, est candidat pour être le premier des militants, s’ils le décident le 6 Novembre.
Et c’est bien par leur vote dès le 6 novembre que les militants peuvent en décider, car au parti socialiste, on désigne un premier secrétaire en lien avec une orientation dont il est porteur.
Nous souhaitons que Bertrand Delanoë soit le prochain premier secrétaire parce que nous lui faisons confiance pour diriger le parti socialiste, rassembler tous les socialistes au lendemain du congrès et les faire travailler ensemble.
Nous souhaitons qu’il soit le prochain premier secrétaire parce qu’il est préparé à diriger le parti socialiste, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose d’ores et déjà de la crédibilité nécessaire auprès des Français pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait rassembler la gauche, qui aime le travail collectif et le débat, et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.
Nous portons la culture d’un Parti qui doit être ferme dans l’opposition et riche d’un projet crédible et opérationnel pour gouverner la France. Nous refusons la démagogie. Nous choisissons le respect de la démocratie interne. Nous n’avons pas honte de notre histoire. Elle est imparfaite mais elle est belle. Le PS compte de nombreux talents, des femmes et des hommes d’Etat et pour mériter d’écrire la suite, ils ne doivent pas commencer par s’excuser d’être socialistes. La modernité c’est aussi la fidélité.
Conclusion
Le 6 Novembre, seul le vote massif des militants pour la motion A permettra de structurer le rassemblement indispensable des socialistes autour d’une orientation cohérente et assurera qu’aucune combinaison d’appareil ne détourne l’expression souveraine des adhérents.
Nous mettons notre énergie au service du renouvellement des idées et des méthodes pour que les Français se remettent à croire en la force de la gauche, pour la victoire en 2012.
01:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, politique, ps, haut-rhin
04.11.2008
6 bonnes raisons d'aller voter pour la motion A dont Bertrand Delanoë est le premier signataire le 6 novembre
1 – La motion A est celle de la cohérence et de la clarté sur tous les grands choix à opérer dans ce congrès : l’orientation : le réformisme assumé, européen et écologiste, au service du progrès social et d’un nouveau modèle de développement durable ; la stratégie : celle du rassemblement à gauche, sans ambiguïté ; la conception du parti : un parti de militants ; l’animateur : avec la candidature clairement annoncée devant les militants de Bertrand Delanoë comme premier secrétaire du Parti socialiste.
2 – La motion A propose un programme de travail concret et complet pour remettre le parti en marche dès le lendemain du congrès et réussir les trois années 2008-2011, décisives pour préparer la victoire de la gauche en 2012, avec des conventions thématiques sur tous les grands sujets de notre futur projet, qui seront conclues par le vote des militants.
3 - La motion A est celle du respect du vote des militants et la seule qui le garantit car ses signataires ne jouent pas – et n’ont pas joué - avec les règles démocratiques du Parti socialiste.
4 - Seul un vote départageant clairement les motions garantira que ce congrès sera celui du choix des militants et du respect de leur souveraineté et non pas celui des arrangements concoctés la nuit par quelques personnes à Reims, dans une commission. Seule une mobilisation importante pour la motion A dès le vote du 6 novembre donnera à nos orientations et à nos propositions de travail une légitimité incontestable. C’est bien une orientation qu’il s’agit de choisir, pas une combinaison.
5 - Plus forte sera la majorité issue du vote, plus simple et plus cohérent sera le rassemblement de tous les socialistes pour mettre en œuvre l’orientation choisie par les militants. La motion A est la seule qui peut structurer l’indispensable rassemblement des socialistes dès le lendemain du congrès.
6 – Seule la motion A, parmi les motions à vocation majoritaire, respecte vraiment et concrètement les militants, en leur indiquant dès aujourd'hui qui est le chef d'équipe qu'elle propose pour animer notre parti. Dans une démarche de transparence et de clarté, notre premier signataire, Bertrand Delanoë, a fait acte de candidature pour être le premier des militants, si ceux-ci le décident. Nous souhaitons qu’il soit le prochain Premier secrétaire du Parti socialiste parce qu’il est préparé à le diriger, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose de la crédibilité nécessaire pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait faire vivre le pluralisme, rassembler la gauche et la faire gagner, qui aime le travail collectif et le débat et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.
01:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, politique, delanoe, clarté, courage, créativité
23.09.2008
Pierre Moscovici soutient Bertrand Delanoë
PARIS, 23 sept 2008 (AFP) - Pierre Moscovici, ancien ministre et député du Doubs, a annoncé mardi à l'AFP qu'il apportait son soutien à Bertrand Delanoë en vue du congrès de Reims en novembre.
M. Moscovici, 51 ans, candidat depuis plusieurs mois au poste de Premier secrétaire, a déclaré: "mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë".
Il a fait cette annonce quelques minutes avant l'ouverture, à 16H00, de la réunion de la "commission des résolutions" du PS chargée de comptabiliser les motions, textes politiques sur lesquels voteront les militants.
Cette réunion devait être suivie à 17H00 du Conseil national ("parlement" du parti, 300 personnes) d'enregistrement des différentes motions.
M. Moscovici a hésité jusqu'au bout entre partir sous sa propre bannière ou se rallier à un autre socialiste. Il a donc finalement rejoint la motion du maire de Paris, soutenu par le Premier secrétaire sortant François Hollande.
23:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, delanoë, moscovici, ps, congrès
22.09.2008
De nouveaux soutiens en faveur de clarté courage créativité
De nombreux soutiens se sont exprimés au cours des derniers jours, en faveur de la motion dont le premier signataire sera Bertrand Delanoë.
Il s’agit notamment de :
Jean-Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes, Président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale
Hélène Mandroux, Maire de Montpellier
Damien Alary, Président du Conseil Général du Gard
Michel Sainte-Marie, Maire de Mérignac
Pierre Aidenbaum, Maire de Paris 3ème
Joël Batteux, Maire de Saint-Nazaire
Jean-Pierre Blazy, Maire de Gonesse, ancien député
Bernadette Bourzai, Députée européenne
Laure Déroche, Maire de Roanne
Christian Franqueville, Vice-Pdt de la Région Lorraine, ancien député
Serge Lamaison, Maire de Saint-Médard-en-Jalles, Vice-Pdt de la Communauté Urbaine de Bordeaux
Colette Langlade, Députée de la Dordogne
René Mangin, Vice-Pdt du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, ancien député
Jaïm Myara, Vice Pdt de la Région Champagne-Ardennes, ancien 1er secrétaire fédéral de l’Aube
Joaquim Pueyo, Maire d’Alençon
Pierre Regnault, Maire de la Roche-sur-Yon
Marie Recalde, Conseillère Générale et adjointe au Maire de Mérignac
Ainsi que de nouveaux Premiers secrétaires fédéraux :
Jean-François Lovisolo, 1er secrétaire fédéral du Vaucluse
Gwendal Rouillard, 1er secrétaire fédéral du Morbihan
Karine Gloanec-Maurin, 1ère secrétaire fédéral de Loir-et-Cher
Jean-Marc Vayssouze, 1er secrétaire fédéral du Lot, Maire de Cahors
Vous trouverez ci joint les dépêches AFP annonçant le soutien de Jean-Marc Ayrault, Hélène Mandroux et Jean François Lovisolo.
Congrès PS : Jean-Marc Ayrault soutient Bertrand Delanoë
PARIS, 19 sept 2008 (AFP) - Le député-maire Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS à l'Assemblée nationale, juge que "le mieux à même de rénover le PS, c'est Bertrand Delanoë", apportant ainsi son soutien au maire de Paris pour le congrès de Reims.
Dans un entretien devant paraître samedi dans Libération, le député-maire de Nantes souhaite aussi que le maire de Paris "tende la main à Ségolène Royal et à ses amis".
Il estime que "le PS est en état d'urgence" et que "ce que nous demandent les militants et les électeurs, c'est de remettre le PS en ordre de marche, avec un projet, une stratégie et des alliances".
Pour M. Ayrault, il faut "une direction forte, appuyée sur une majorité claire et solidaire". Celle-ci "commence à se constituer autour de Bertrand Delanoë", qui "a l'autorité et le caractère requis pour concilier les valeurs de la gauche avec l'efficacité et la modernité nécessaires face aux nouveaux enjeux".
Pour lui, le rassemblement entre Bertrand Delanoë et François Hollande n'est qu'"une première étape vers une majorité large et cohérente". "Il faut regrouper les gens qui partagent une même vision de la rénovation du parti et du pays, loin des bricolages tactiques qui ne tiennent que le temps d'un congrès".
"Je souhaite donc que Bertrand Delanoë tende la main à Ségolène Royal et à ses amis. Je pense également à Pierre Moscovici avec qui je partage l'essentiel, à Jean-Noël Guérini, à Gérard Collomb, à Vincent Feltesse. Là, on aurait une majorité solide pour conduire la rénovation du PS".
"En novembre, c'est le Premier secrétaire qu'on désigne. A un moment, il faut franchir le Rubicon, et choisir. Pour moi le mieux à même de rénover le PS, c'est Bertrand Delanoë".
M. Ayrault assure que "chez les militants qui avaient massivement voté pour la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle, un mouvement se développe aujourd'hui en faveur de Delanoë".
Enfin, Martine Aubry "pour l'heure", affirme-t-il, "s'est engagée dans une voie qui crée de la confusion, par une alliance des contraires. Mais nous n'avons aucun ostracisme".
Congrès de Reims: Mandroux, maire de Montpellier, soutient Delanoë-Hollande
La maire (PS) de Montpellier, Hélène Mandroux, apporte son "entier soutien à l'alliance de Bertrand Delanoë et François Hollande" pour le congrès de Reims, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.
"Je confirme aujourd'hui mon entier soutien à l'alliance de Bertrand Delanoë et François Hollande et j'espère qu'elle s'élargira à travers une motion majoritaire", écrit la maire de la huitième ville de France.
Elle s'était rangée dans un premier temps derrière de grands élus comme Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), qui s'apprêtent à faire alliance avec Ségolène Royal.
Selon Mme Mandroux, les socialistes doivent "être forts et unis derrière un véritable projet de gauche, ambitieux et adapté à notre société".
Congrès PS: le secrétaire de la fédération du Vaucluse soutient Delanoë
Le secrétaire de la fédération socialiste du Vaucluse, Jean-François Lovisolo, a apporté son soutien à Bertrand Delanoë, "le seul capable de faire cesser les polyphonies" au sein du PS, a-t-il indiqué à l'AFP jeudi.
"Je ne vois que lui en capacité de faire cesser les polyphonies au sein du PS" en tant que premier secrétaire, a-t-il déclaré, en expliquant son soutien à la contribution de M. Delanoë au congrès de Reims.
M. Lovisolo a indiqué qu'il défendrait cette contribution "auprès de toutes les sections du département".
La fédération PS du Vaucluse compte environ 2.000 adhérents selon lui.
23:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoë, politique, ps, mulhouse
16.09.2008
Roland Ries et les enjeux européens
Voici l'adresse de la vidéo de soutien de Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, à la contribution présentée par Bertrand Delanoë.
http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/Roland...
21:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, clarté, courage, créativité, 67, 68
10.09.2008
Michel Rocard et ses proches s'engagent en faveur de Bertrand Delanoë
Dans une tribune publiée par "Le Monde", l'ancien premier ministre Michel Rocard, et certains de ses proches estiment que le Parti socialiste a "besoin, simplement, d'une partition et d'un chef d'orchestre". Ils appellent à soutenir "la démarche entreprise" par le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
De retour de La Rochelle, nous éprouvons des sentiments mêlés. D'abord, la tristesse d'avoir vu les participants à l'université d'été du PS dépossédés de leurs travaux, souvent remarquables, au profit de quelques photos de déjeuners ou de conciliabules, en ville.
Ensuite, l'envie de relire Oh, les beaux jours, de Beckett, pour se rappeler Winnie, progressivement absorbée par la terre et qui feint d'ignorer son ensablement. Douloureuse comparaison!
Et puis, comme toujours, lutter. Parce que nous sommes profondément attachés à ce parti. Parce que nous savons que s'offre, aujourd'hui, une chance historique de faire entendre au sein de la gauche française, la grande voix de la social-démocratie, celle d'un réformisme assumé et assuré, celle de Jaurès. Parce qu'aujourd'hui aussi, admettons-le, les socialistes sont inaudibles et que si nous voulons ne pas seulement être le plus "grand parti local" de France, il nous faut à la fois nous opposer fermement au président de la République, mais aussi travailler et proposer.
En 2012, les Français ne choisiront pas le plus habile manœuvrier d'entre nous, mais se détermineront sur le contrat économique et social que nous leur proposerons, et sur l'authenticité de notre comportement.
Il faut, pour cela, qu'un certain nombre de conditions soient réunies, et vite. D'abord, parler vrai. Ne pas cacher la gravité de notre situation économique et sociale, regarder le monde tel qu'il est, de plus en plus dangereux et instable, y compris à nos portes. Prendre conscience de l'immense fracture qui continue d'exister entre ceux qui s'appauvrissent et ceux qui s'enrichissent au sein de chaque nation et entre les nations.
Ne pas, pour des hommes et des femmes de gauche, se voiler la face devant un capitalisme en mutation, en permanente dilatation, de moins en moins industriel, de plus en plus financier. Bref, un capitalisme qui crée les conditions d'une très grave crise économique, écologique et humaine.
Ne pas, non plus, se payer de mots et ignorer l'état dans lequel l'Europe est plongée à la suite des non français et néerlandais puis irlandais. Bref, dire aux Français que ces réalités demandent autre chose que la répétition des recettes d'hier.
PRÉSENTER DES OPTIONS QUI NE RECULENT PAS DEVANT LES RÉFORMES STRUCTURELLES
Il faut ensuite être cohérents. Si nous croyons que pour peser dans la mondialisation, pour assurer une régulation mondiale, il faut s'arc-bouter sur l'Union européenne, alors, malgré les difficultés, nous devons réaffirmer clairement que l'avenir de la France est indissolublement lié à l'avenir de l'Europe.
Il nous faudra inlassablement et modestement reprendre contact avec tous nos partenaires pour relancer une dynamique européenne, plus proche des réalités des citoyens mais aussi plus ambitieuse en terme de justice, de démocratie et de politiques communes d'avenir.
Si nous souhaitons rappeler notre attachement à un modèle de développement qui assure une croissance régulière, durable, fondée sur l'économie de la connaissance et respectueuse de notre environnement, alors, il nous faudra présenter des options qui ne reculent pas devant les réformes structurelles. Ne pas semer l'illusion qu'on peut distribuer ce qu'on n' a pas produit.
Ne pas cacher que nous devons prendre à bras-le-corps les problèmes de la désindustrialisation, de la maîtrise de nos déficits et proposer les indispensables investissements pour la petite enfance, pour les familles pauvres, pour les étudiants, les chercheurs, les milliers de jeunes oubliés sur la route et nos territoires urbains ou ruraux marginalisés.
C'est donc avec courage qu'il faut prendre parti sur des sujets difficiles, s'engager, notamment, sur la maîtrise de toutes les formes d'énergie non liées aux hydrocarbures y compris le nucléaire, et sur la réforme de l'Etat et des services publics.
Enfin, être fidèle à soi-même. Sur tous ces points, nous avons travaillé au sein du courant Socialisme et démocratie que nous avons cofondé; nous avons régulièrement avancé des propositions, notamment au moment de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dont les grandes orientations intellectuelles sont toujours les nôtres. Nous pensons toujours qu'il est impossible de séparer les propositions et les idées de la démarche à suivre.
C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas accepté de nous diluer dans des ensembles indistincts où se gommeraient, comme par miracle, les vrais clivages de fond et de pratique politique. Comment être compris des militants et des Français quand on varie au gré de ses seuls intérêts tactiques ? Pour reconstruire le PS, nous avons besoin de la présence à sa tête d'une autorité incontestable, qui certes, écoute et débat, mais aussi tranche.
Nous avons besoin d'une seule voix qui porte nos convictions, pas de dix porte-parole qui organisent la cacophonie. Nous avons besoin que se dégage, dès le 23 septembre, lors du conseil national une motion claire et homogène ayant vocation à arriver en tête du vote militant et à constituer le pôle majoritaire. Besoin, simplement, d'une partition et d'un chef d'orchestre.
Pour cela, nous appelons tous ceux qui se sont reconnus dans les idées de Socialisme et démocratie, à apporter, dès maintenant, sans se disperser dans une solution de transition, leur soutien à la démarche entreprise par Bertrand Delanoë.
Parce qu'on retrouve déjà dans sa contribution les points qui sont pour nous les plus importants : l'engagement pour l'Europe, le lien indissociable entre la compétitivité économique et la justice sociale, la lutte pour l'égalité réelle, la volonté de faire vivre un parti de militant qui ait une parole forte.
Ce choix, nous l'avons assumé. Après La Rochelle, ses pensées et ses arrière-pensées, nous pensons que beaucoup comprendront qu'eux aussi doivent faire ce même choix."
Michel Rocard, ancien premier ministre, député européen; Alain Bergounioux, secrétaire national du PS; Dominique de Nayves, avocat; Michel Destot, député et maire de Grenoble; Catherine Tasca, sénatrice des Yvelines.
12:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, politique, clarté courage créativité 68
03.09.2008
La Rochelle
18:03 Publié dans Présentation des soutiens haut-rhinois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoë, politique, la rochelle, 68
25.08.2008
Socialiste ET libéral
Dans son ouvrage d’entretiens avec le journaliste Laurent JOFFRIN (De l’audace ! chez Robert Laffont), Bertrand DELANOË se définit comme « socialiste ET libéral ». Personne n’a contesté l’adjectif socialiste ; en revanche, d’aucuns ont été plus surpris de l’entendre prononcer le mot libéral.
Alors pourquoi libéral ?
Bertrand DELANOË parle de « l’idéologie de la liberté ». En tant que socialiste, il veut accroître les espaces de liberté comme la gauche l’a toujours fait lorsqu’elle était au pouvoir. Citons par exemple l’abolition de la peine de mort, les radios libres ou le PACS. Il souhaite donc inscrire son action dans la continuité de ce qui a déjà été réalisé par la gauche en combattant pour les libertés.
Quel progressiste pourrait, de bonne foi, prétendre ne pas vouloir mener ce combat ?
Guillaume Deville
21:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, delanoë, libéral, ps, clarté, courage, créativité
19.08.2008
Socialisme et social-démocratie
Beaucoup de débats font sens avant le congré de Reims au sein du parti socialiste et de nombreuses idées sont formulées dans les différentes contributions que je continue d’ailleurs de lire.
Il y a paradoxalement des débats qui ont donné lieu à des conclusions et qui n’arrivent pas à se clore pour permettre à certains de se démarquer idéologiquement au sein du parti socialiste.
Ainsi, on voit Pierre Moscovici d’un côté se réclamer de la social-démocratie et benoît Hamon de l’autre essayer de convaincre les socialistes que leur avenir n’est pas social démocrate.
Revenons à la définiton de la social-démocratie qui est un courant politique de gauche, réformiste et non marxiste.
Depuis l’adoption de la déclaration de principe à près de 82% par les militants socialistes, le parti socialiste se qualifie de réformiste et ne fait plus référence à Marx dans son texte de référence.
Le PS peut donc être qualifié de social-démocrate.
Mais est-ce là l’essentiel?
La social-démocratie n’est pas une marque, la social-démocratie ne constitue pas un programme,la social-démocratie n’est pas un concept qu’il suffit d’appliquer sans discernement pour redresser un pays, la social-démocratie est un cadre dans lequel la réforme est acceptée et revendiquée.
Quelles sont les réformes à réaliser? Quelles sont les solutions que nous préconisons?
Voilà à mon sens les questions qu’il convient de se poser!
D’ailleurs le réformisme au sein du parti ne fait plus débat puisqu’aussi bien Ségolène Royal, Martine Aubry, Bertrand Delanoë que Laurent Fabius le mettent en bonne place dans leurs contributions.
François Schlosser
23:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialisme, politique, mulhouse, courage, clarté, créativité, schlosser


